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Musique

 

Haydar Hamdi – Fikra : Album 8 titres

Enregistrement / Mixage : Johary Rasolonjatovo @ Studio7C
Mastering : Mike @ Lion and Fox Recording Studio

 

  Tracklist
1. Intro – Istikhbar
2. Emchili kess
3. Fech Tchoufi
4. Barra Ghani
5. Memory
6. Ichet Aflam
7. Ymor Zmen
8. Outro – Klem Kadheb

 

 

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Biographie

Haydar Hamdi
Enfant de la scène alternative tunisienne Haydar Hamdi a vécu une révolution et il en est fier. Une voix chaude et timbrée. Des textes engagés. Auteur compositeur et interprète, attaché à ses origines il nous emmène loin dans ses rêves, sa musique parle de sa patrie de politique d’argent et d’amour. Un son Atypique, un métissage musical de reggae dub oriental sur un Groove de folklore tunisien.

 

Haydar Hamdi et l’évolution du groupe
Originaire du sud tunisien, Haydar a toujours été bercé par le son d’une musique maghrébine avec des textes forts et engagé. Chez lui, à Gafsa, la musique et la poésie étaient un moyen subtile de dévoiler les vérités, à l’heure où la liberté d’expression n’était pas encore acquise.

Fils d’un comédien et écrivain il s’est trouvé dès son jeune âge au milieu d’acteurs, de chanteurs, de peintres, de poètes, de réalisateurs… A 17 ans, ayant appris à jouer la guitare de manière autodidacte et en commençant à apprivoiser sa voix, il s’est engagé dans la musique.
Arrivé à Tunis après quelques temps, Haydar intègre d’une manière évidente et naturelle le mouvement musical alternatif qui bouillonnait dans la capitale. Automne 2009, il forma sa première formation musicale avec plusieurs proches musiciens et chanteurs rappeurs, venant d’autres fomations musicales tunisoises comme; Klandestina, Gultrah Sound System, Badiaa Bouhrizi, Old 9 School… dont on retrouve deux des musiciens actuels du groupe, Slim Abida et Tarek Maaroufi. Le groupe s’appelait Barbaroots. Après beaucoup de travail et de répétitions, Haydar et son groupe ont beaucoup tourné un peu partout en Tunisie jusqu’en 2012. Ils ont réussi à toucher un bon public surtout jeune qui se retrouvait en eux et en leur message. Proposant un reggae ska et rap Tunisien piquant par sa sonorité et aussi par son engagement artistique. Pour ces textes, Haydar essayait de tirer le meilleur de sa source d’inspiration, qui était le peuple et sa réalité maussade. Jouant uniquement dans des concerts auto-financés dans des théatres, évenements étudiants, avec quelques rares passages dans des évenements culturels avant la révolution. Depuis Janvier 2011, Barbaroots a évidemment bénéficié de plus d’espace sur la scène artistique tunisienne. Le groupe continua à tourner, dans différent contextes, festivals de musique, passages radio et TV, manifestations culturelles…

En 2012, Haydar Hamdi est parti en France. Bénéficiant d’un séjour artistique, il s’est installé à Paris et a commencé un nouveau projet. Sous le nom Tunzik, il a sorti un premier EP  » 404  » en référence à la censure sous l’ère de Ben Ali. Une EP composée de 3 morceaux marqués principalement par l’arrivée de Nidhal Jaoua au Kanoun. Ce dernier a enrichi les perspectives musicales pour le son du groupe. Après un bout de chemin entamé en France et plusieurs concerts assurés à Paris; au Divan du Monde, La Bellevilloise, au Chat Noir…, Haydar a été rejoint en 2014 par Narjess Saad avec ces percussions et ses rythmiques, Tarek Maaroufi avec son groove Reggae Roots et une basse militaire assurée par Slim Abida. Des textes qui évoluent, de nouveaux effets sur de voix, batterie, guitare. Le groupe se retrouve dans un son atypique et transcendant. Un son Dub Tunisien ! Haydar est plus direct et plus clair :  » Le Pouvoir Au Peuple » . Quelque temps après Haydar et son groupe sortent leur deuxième EP  » Fikra « .

Narjess Saad
Bercée par les rythmes tunisiens, Narjess s’initie aux percussions dès son enfance. C’est en 1997, quand elle rencontre le percussionniste Guem, que Narjess va acquérir la certitude qu’elle fera de sa passion son métier ! Son voyage au Mali et les rencontres des musiciens François Dembélé, Abdoulaye Diabaté et Salif Keita, lui permettront d’explorer de nouvelles techniques et d’étendre sa maîtrise à d’autres instruments. Narjess va alors s’immerger dans une culture où la musique et les percussions rythment la vie. Plus tard, avec Tibo Evora (quatuor capverdien), elle découvrira le Cajon, qui deviendra un élément essentiel de son jeu. Son jeu est unique, un melting-pot d’instruments et de rythmes (oriental, afro, jazz, pop). En 2009, elle rejoint le Black Rock Coalition Orchestra et participe aux tournées 2009 et 2010 du groupe. Ainsi, elle partira à New York pour une série de concerts et fera ses premiers pas dans le chant. Sollicitée pour les albums de Yasmine Kyd, Ismael Wonder, Batista, Bantunani, Haricots Libres… elle accompagne aussi régulièrement des Djs et artistes tels que Melissa Laveaux, Gaëtan Roussel, Leela Petronio, Virna Nova, Oswaldo Nieto..

Narjess est un électron libre, son style est à son image. Chose qui a accroché directement Haydar Hamdi en la rencontrant. Début 2015, Narjess s’est lancée dans le projet avec Haydar et elle s’y est retrouvé naturellement en renouant en quelques sorte avec ces racines et en faisant remonter à la surface ces rythmiques tunisiennes enfouies dans ses souvenirs d’enfant. Dans ce projet, dans lequel elle chante aussi, elle apporte une énergie sensible et généreuse. Avec une EP sorti en mai 2015, Narjess continue son évolution.

Nidhal Jaoua
Nidhal a entamé ses études musicales à l’âge de 7 ans, puis à ses 11 ans, il s’est inscrit au conservatoire national de Tunis. En 2005, il a eu son 1er diplôme de musique arabe et puis le 2ème diplôme de l’instrument en 2006. Il est beaucoup influencé par la musique turque et les nouvelles techniques de Qanun en Turquie. En s’inscrivant à l’Institut supérieur de musique de Tunis, il a pu découvrir le monde du jazz, de la fusion et le genre «world music». En 2008, le diplôme de maitrise en main, il jouait dans plusieurs projets musicaux de différents styles et accompagnait des chanteurs célèbres tels Ghalia Ben Ali, Françoise Atlan, Zied Gharsa et d’autres. Il a participé en 2009 à des stages avec des grands noms du Qanun turques tels Muslum Karaduman, et deux des plus célèbres joueurs du Qanun du monde : Halil Karaduman et Gokçel Baktagir. Dans le but de mieux découvrir le monde du jazz, il a pris part à un stage de jazz dans le cadre de l’Académie d’Eté de Libramont (Belgique) et en musique Turque avec Gokçel Baktagir à Istanbul. En Décembre 2009, Il a commencé des tournées internationales avec des groupes de world music ce qui lui a permis de développer une touche personnelle, avec une grande ouverture musicale (oriental, maghrébin, turque, jazz, reggae, rock , métal, twarab comorien, musique soufie…) Il est parti en 2010 en France pour poursuivre ses études musicologiques à l’Université de Paris-Sorbonne où il a obtenu son Master de recherche.

Actuellement, professeur en éducation musicale à Paris, il est membre co-fondateur avec Slim Abida en 2009 d’un groupe qui continue son évolution en France, Jazz Oill . Dans un style de jazz fusion oriental, avec ce groupe Nidhal a assuré un certain normbre de concerts en France et en Tunisie, notamment lors des Journées mondiales cinématographies (JMC) à Tunis l’hiver 2015. Un album est attendu bientôt dans les bacs. Un rencontre, un boeuf avec Haydar Hamdi et Slim Abida a permis son arrivée dans le projet, groupe nommé Tunzik au départ. Par son interprétation du Kanun, il apporte au son de du groupe une touche musicale colorée, riche de différents contextes musicaux. Rejoint une année par Tarek Maaroufi et Narjess Saad. Nidhal et ses amis musiciens continuent leur ascension et sortent un EP Fikra en mai 2015. Par ailleurs, Nidhal a intègré depuis 2013 une nouvelle formation parisienne, BAB ELWEST, une formation qui évolue dans un contexte rock gnawi accrocheur et dynamique ouvrant à nidhal plus encore de perpectives d’évolution artistique.

Slim Abida
Né en Tunisie, Slim Abida débute sa carrière à l’âge de 15 ans dans un groupe de métal extrême Ghorthole en tant que bassiste et jouant des compositions mélangés entre la musique occidentale et orientale. En octobre 2001, il quitte le groupe pour monter son propre projet Melmoth toujours dans le même style Black –Death Metal. Avec ce groupe, Slim Abida s’est illustré dans la scène Rock tunisienne et Melmoth est devenu un des groupe référence en Tunisie. De nombreux concerts ont été assurés ainsi que plusieurs morceaux enregistrés, qui ont été publié sur la toile. Au fil de son évolution, Slim commence à se découvrir un désir de s’exprimer dans d’autre styles de musique. Il plonge dans le monde du Jazz funk et Jazz Rock. Il se lance en 2008 dans un projet solo Slim Abida basse Project. Des compositions basées sur la guitare basse touchant à plusieurs styles de musique, partant du Jazz principalement vers la fusion. Sa 1ère prestation était dans le cadre d’une participation au festival ( Tente Estivale de Kélibia ) le 26 juillet 2008, la seconde à l’Institut des Beaux Arts à Tunis le 08 novembre 2008 de Tunis. Slim Abida est également membre fondateur d’un groupe phare de la scène alternatice tunisienne Gultrah Sound System, et il s’est vu plonger dans le monde reggae et fusion, lui permettant d’enrichir son jeu de basse, et son experience par l’accompagnement de chansons revendicatives. Il s’est retouvé quelque temps après, ainsi que quelques autres musiciens de Gultrah Sound System, avec Haydar Hamdi et il a fondé le groupe Barbaroots.

En 2009, avec l’arrivée de Nidhal Jaoua et de son Kanun, Slim Abida Bass Project est devenu Jazz Oil et le groupe continue son évolution de manière assurée. En 2011, Slim est arrivé à Paris, directement rejoint par Nidhal Jaoua, ils relancent alors le projet Jazz Oil cette fois sur la scène parisienne. Un album est prévu bientôt ! En 2013 il participe au lancement du projet avec son Haydar et sortent l’EP 404 en réference à la censure sous l’ère Ben ali. Le groupe s’appelaitTunzik. Un an plus tard, le projet s’est rebatisé Haydat Hamdi et avec l’arrivé de Tarek Maaroufi derière la batterie et Narjess Saad aux percussions, le groupe a entamé un travail de fond sur leur identité sonore. En mai 2015, Slim Abida et ses compagnons sortent une Ep de 7 morceaux Fikra.

Tarek Maaroufi
Tarek est musicien autodidacte et joue de la batterie, des percussions, mais également la guitare et le guembri, instrument traditionnel maghrébin. Tarek est membre fondateur de plusieurs projets musicaux de la scène alternative tunisienne depuis 2004. Il a d’abord constitué avec 5 autres musiciens et chanteurs la formation musicale Spleen, évoluant dans un monde post-rock. Le groupe a été lauréat des auditions du festival méditerranéen de la guitare à Tunis en 2005. Une année plus tard et dans un contexte musical différent, Tarek avec 5 autres musiciens amis tunisiens dont Slim Abida, ont constitué le groupe Gultrah Sound System, groupe phare de la scène alternative tunisienne, jouant dans un registre musical original et engagé socialement. Influencé par beaucoup de Reggae, d’afrobeat et de fusion, Tarek marque avec ce groupe une évolution musicale illustrée surtout par l’envie incessante de rapprochements rythmiques et sonores entre des musiques issues de différent endroits du monde et les sonorités et rythmiques traditionnelles tunisiennes. L’ensemble alimenté par des textes et une direction artistique qui a été dans la dénonciation des problématiques sociales de la Tunisie de Ben Ali.

Dans le contexte de l’après 14 janvier 2011, Tarek rejoint l’élan lancé par Haydar Hamdi et intègre, ainsi que trois autres musiciens de Gultrah Sound System, son groupe Barbaroots. Dans le même temps il a constitué une formation musicale autour de la chanteuse compositrice Badiaa Bouhrizi, avec qui il a fait voyager leur musique en Espagne, au Liban et en Égypte.. En s’installant en France à Paris en septembre 2014, Tarek retrouve Haydar Hamdi parti de Tunisie depuis 2012 et intègre également 2 nouveaux projets musicaux, les groupes Minors et Labess. Minors, avec 5 musiciens français composant en anglais, dans un registre Indie Rock tribal, propose un son épuré et une musique imagée. Un troisième EP du groupe est attendu pour mi-2016. Le deuxième projet, Labess est une collaboration avec le chanteur algérien Nedjim Bouizoul dans une formation de 6 musiciens de pays différents évoluant dans un contexte musical de rumba gitane et de musique chaabi algérienne. Avec cette formation musicale, Tarek s’immerge encore plus dans le monde de la fusion des musiques populaires du monde et retrouve un artiste avec lequel il avait commencé de collaborer à l’occasion de concerts en Tunisie en 2012 et 2013. Deux Tournées françaises et une trentaine de concerts ont été assurés courant 2015 dans l’optique d’enregistrer et de sortir le 3ème album de Labess.

Avec Haydar Hamdi, le projet entamé en Tunisie en 2011 reprend et évolue grâce à l’intégration au groupe de Nidhal Jaoua puis de la nouvelle venue Narjess Saad. Après une période de compositions et de répétitions, Tarek et ses compagnons se définissent un son particulier, un son Dub Tunisien et il sortent le 2ème EP du Groupe en Mai 2015.

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